L'histoire et souvenirs

L'origine de Beauvois en Cambrésis remonte en 1202 quand Beauvois s'appelait alors Biauvoir du latin Bellum Videre ( Bellus visus: bellevue), pour devenir vers 1250 Biauvoir en Cambrésis.
Wicart de Beauvois aurait été bailli de Cambrésis en 1117. La seigneurie appartint à la maison d'Esnes, en 1789, elle était possédée par la famille Thieffries. Beauvois fût pillée le 15 Août 1793 par les troupes autrichiennes.

  • 1087 : BELLOVISU, titre de l'église de Cambrai.
  • 1184 : BELLOVISU, titre de l'abbaye de Saint-Aubert.
  • 1233 : BEAUVOIR, cartulaire de l'abbaye de Saint-Amand.
  • 1349 : BEAUVOIR, pouillé du diocèse de Cambrai.

Le développement de Beauvois

La Fabrique, les bureaux, les sorties d'usine

La première école fut construite en 1849 et, à partir de cette époque, la confiance rendit au commerce une certaine activité et les ouvrierrs ne furent plus exposés à manquer de travail et de pain, surtout quand fut fondé l'établissement qui devait avoir, sur l'avenir de Beauvois, une si grande influence. Le château, après le départ des Russes, avait été acheté, restauré et habité par un riche propriétaire, Mr "DUBUISSON", qui l'avait ensuite loué pour une commission de tissu peu importante.

La sortie des usines

En 1851, Mrs "VOGEL et Cie", représentés pat M "PASET-RIGAUT" en firent l'acquisition et y jetèrent les premiers fondements de cette maison de fabrication destinée à prendre un si grand et si rapide développement.
En 1854, on bâtissait ces beaux magasins, ces vastes ateliers qui se trouvèrent derrière ( encore existant mais rénové suite à un incendie en 2005 ) et à droite ( le mur d'adossement perdure à droite du château).
L'aile gauche (complètement disparue, voir des photos dans la catégorie photos de la place) ne fut ajoutée qu'en 1867 et devint par la suite "LA FABRIQUE MICHAUD et Cie".

A l'intérieur des usines

C'est en 1859 que furent entreprises les constructions de la filature La Beauvoisienne avec ateliers pour l'entretien et bureaux somptueux avec la maison du directeur.
En 1861 dans cette usine Seydoux Michau ce furent celles d'un premier atelier de tissage mécanique pouvant recevoir 300 métiers, par un agrandissement effectué en 1870 le nombre de ces métiers est passé à 1200.
De la gare de Beauvois, une ligne de chemin de fer fût amenée jusque l'usine pour en effectuer les transports vers les différents comptoirs.
Derrière cette usine vit le jour un coron de maisons identiques (toujours existantes) pour loger les cadres de l'usine, elle fût nommée La cité VOGEL maintenant reu Victor Hugo.

Etablissements "SEYDOUX et MICHAU"

L'usine avait aussi son familistère, une boulangerie et une caisse d'épargne (voir un bon d'épargne en bas de page) pour gérer les économies des salariés. Une annexe a été bâti à Bousies près Du Cateau où un hospital s'est élevé boulevard Paturle, hospital fondé par Charles SEYDOUX dans lequel les ouvriers de l'usine pouvaient se faire soigner et être pris en charge par les Etablissements SEYDOUX et MICHAU (ex VOGEL ).
Puis La Maison Du Peuple s"est dressée pour accueillir des réuniopns, des représentations théâtrales et, par la suite, du cinéma et des bals populaires, mais comme la sécurité n'était pas assurée faute d'issues de secours, elle fût détruite.

Les bureaux sur la place de l’Église (place Ferrer)

Les ouvriers de Beauvois en Cambrésis et de Fontain Au Pire ne pouvaient plus suffir à une industrie dont la prospérité croissait de jour en jour. Un grand nombre d'étrangers vinrent chercher parmi nous, le travail, l'aisance également si bien qu'en peu d'années la population s"en trouva doublée.

Le déclin du textile.

Cet établissement industriel fort important a fermé ses portes en 1964, il fit place à plusieurs sociétés textiles de moindre importance et une imprimerie qui n'existe plus.
La Beauvoisienne en 1940 est réquisitionnée par les allemands pour les prisonniers français en transit.
Par la suite elle fût équipée en garage pour réparer le matériel militaire des allemands.
Après la guerre cette usine fût vendue à un ferrailleur qui, à ce moment là rachetait toutes les usines en déclin et les fermait une par une.
L'usine a été rasée pour faire place à une supérette (quelques murs sont encore existants) la maison du directeur (au bout de la rue Berthelot dans le tournant intérieur vers Fontaine Au Pire) fût rachetée et toujours occupée par un docteur.

La Beauvoisienne

La fabrique, après les affres de la guerre en 1945, fit place à un centre d'apprentissage qui dura plusieurs années, l'aile droite fût vendue pour en faire des habitations.
Derrière le Château, les vastes salles se sont transformées en magasins pour commerces de voiles et fabrication de rideaux.
L'aile gauche servit pendant plusieurs années de salle des fêtes, également de salle d'entrainement pour différents sports comme le basket et la gymnastique.
Elle servit également de salle de bals faute d'autre salle, mais toujours pour des raisons de sécurité elle a été rasée et vendue; Une boucherie fût construite.

La Grande Place "Francisco FERRER"

Francisco Ferrer y Guardia, né le 10 janvier 1859 à Alella et mort le 13 octobre 1909 à Barcelone, en catalan Francesc Ferrer i Guàrdia, est un libre-penseur, franc-maçon et pédagogue libertaire espagnol.
En 1901, il fonde l'École moderne, un projet éducatif rationaliste qui promeut la mixité, l’égalité sociale, la transmission d’un enseignement rationnel, l’autonomie et l’entraide.
Elle fut la première d'un réseau qui en comptait plus d'une centaine en Espagne en 1907. Elle inspira les modern schools américaines et les nouveaux courants pédagogiques.
En 1909, suite aux événements de la semaine tragique à Barcelone, il est accusé, notamment par le clergé catholique, d'en être l'un des instigateurs. Condamné à mort par un tribunal militaire à l'issue d'une parodie de procès, il est fusillé le 13 octobre. Son exécution provoque un important mouvement international de protestation.

Qui est Marcellin Berthelot ?

Pierre-Eugène-Marcellin Berthelot (Paris, 25 octobre 1827 - Paris, 18 mars 1907) est un chimiste, essayiste, historien des sciences et homme politique français. Il entre en politique le 2 septembre 1870 à l'occasion du déclenchement de la guerre franco-allemande, en devenant président du comité scientifique de défense. En 1871, les Parisiens reconnaissants l'élisent député par 31 000 voix, puis, en juillet 1881, il devient sénateur inamovible. Il est nommé inspecteur général de l'instruction publique en 1876.
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts, du 11 décembre 1886 au 17 mai 1887, dans le gouvernement René Goblet.
Ministre des Affaires étrangères, du 1er novembre 1895 au 23 avril 1896, dans le gouvernement Léon Bourgeois.
Berthelot avait maintes fois répété qu'il ne souhaitait pas survivre à son épouse Sophie Berthelot, née Niaudet, malade. Et, en effet, quelques minutes après la disparition de celle-ci, le 18 mars 1907, il s'éteignit lui-même.

La rue Berthelot

Epidémies et registres paroissiaux

Les années 1315, 1316, 1515 à 1521, 1533, 1709, 1710, 1803, 1804, 1832, 1849 connurent des épidémies de peste et de choléra souvent suite à la famine. C'est à partir de 1721 seulement que commence notre collection de registres paroissiaux.
Avant cette époque Beauvois n'était que la succursale de Fontaine au Pire et les registres étaient communs.Les plus anviens datent de 1657.
Pour Beauvois il manque les registres de 1727 à 1737 et de 1781 à 1791.

L'Ancienne Mairie, l'abreuvoir, le square

L'histoire de notre EGLISE

En 1857 l'abbé Pouillaude installe la congrégation de la Ste Anne d'Amiens dans une école destinée à l'instruction des filles jusqu'en 1888. Il est transféré à Wavrin puis à Denain où il meurt 7 ans plus tard.
Par testament il lègue une somme de 1400 Francs pour la construction de l'église et laisse le soin à l'abbé Rémy de continuer son oeuvre. Ce dernier est nommé à Beauvois et installé le 21 février 1859.
De 1865 à 1868, il va quêteravec l'aide du maire Henri Senez pour permettre la construction de l'église.
il y avait:

  • 14 000 francs des habitants.
  • 25 000 francs de M Vogel patron de la fabrique.
  • 10 000 francs de M le Maire.
  • 16 000 francs du conseil municipal.
  • 12 500 francs de souscription extérieure.
  • 1 400 francs leg de l'abbé Pouillaude.
  • TOTAL = 78 400 francs pour un devis sélevant à 85 000 francs.

A noter que la famille Delfosse de Paillencourt, héritière des anciens seigneurs de Beauvois a fait don de terres contigües à la chapelle et au cimetière ce qui a permis de construire une église plus vaste.
Le 27 avril 1868 on démolit la chapelle existante en lieu et place, et on commence la construction de l'église actuelle qui mesure 45 m sur 16 m et 25 m au transept.
La hauteur de la nef est de 13,20 m et le clocher 49 m.
C'est l'architecte diocèsain de Cambrai qui en est le maitre d'oeuvre. En 1871 on célèbre la 1ere messe dans l'église Sainte Anne. Mais elle ne sera consacrée par monseigneur Monnier qu'en 1885.
L'église Sainte Anne de style roman est réellement achevée en 1875.
On peut y voir, dans la sacristie un retable en bois de chêne sculpté datant du 17ème siècle, un retable de pierre de la fin du 15ème siècle qui orne la chapelle des fonds baptismaux.
L'actuelle Chapelle Sainte Anne rue Berthelot a été édifiée sur l'emplacement d'une chapelle primitive datant de 1535 qui aurait été construite pour protéger la population des épidémies de peste.

L'Eglise et les Monuments aux morts

RN 43 ou RD 643

De nos jours, la route nationale 43, ou RN 43, est une route nationale française reliant Le Piquet à Charleville-Mézières.
Avant 2006, elle reliait Sainte-Ruffin à Calais. Autrefois, avant les restructurations des années 1970, cette route reliait Lieu-Saint-Amand à Calais par :

  • un tronçon aujourd'hui déclassé en RD 943 reliant Lieu-Saint-Amand à Aniche via Bouchain.
  • un tronçon aujourd'hui repris par l'actuelle RN 45 reliant Aniche à Douai.

Des tronçons actuels de la route nationale 43 existent encore, seul celui de Douai à Calais est d'origine.
Les autres tronçons sont issus d'autres routes nationales, créées en 1824 ou classées dans les années 1930.
Entre Longuyon et La Capelle, elle fait partie de la route européenne 44.
Le 1er janvier 2006 elle a été transférée à la voirie départementale et renumérotée RD 8043 dans les Ardennes, RD 1043 dans l'Aisne, RD 643 dans le Nord et RD 943 dans le Pas-de-Calais (sauf entre la limite du département du Nord et Lens où, étant doublée par l'A21 rocade minière, elle a été déclassée en voirie communale).
La transformation en 3 voies de l'ancienne RN 43 revêtue de bitume sur les anciens pavés et longée par de nombreux platanes, date de 1968.

La route Nationale

Vue générale de Beauvois

Les écoles

Les rues

La gare

Original

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